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Santé

Site web pour médecin : ce qu’il doit contenir pour remplir l’agenda, et ce que la déontologie interdit

24 octobre 20269 min de lectureHamza Benjaaba
L’accueil du site du cabinet de cardiologie du Dr Sanaa Benhaourech à Casablanca, avec le rendez-vous en ligne en premier plan

Un patient qui cherche un cardiologue ou un dentiste fait presque toujours la même chose : il tape la spécialité et le quartier sur Google, regarde deux ou trois résultats, et appelle celui qui lui inspire le plus confiance. Si votre cabinet n’a pas de site, ou si le site ne répond pas à ses questions, il appelle quelqu’un d’autre.

Cet article décrit ce qu’un site de cabinet doit contenir pour transformer cette recherche en rendez-vous. Il repose sur deux sites que j’ai conçus et mis en ligne à Casablanca : celui du cabinet de cardiologie du Dr Sanaa Benhaourech et celui du Centre dentaire la Nation. Il se termine par ce que la déontologie médicale interdit, au Maroc comme en France, parce qu’un site de médecin n’est pas un site de commerce.

1. Le rendez-vous en ligne, au premier plan

C’est l’action qui compte. Tout le reste du site sert à y mener. Sur le site de cardiologie, le patient choisit l’examen (consultation, échocardiographie-doppler, électrocardiogramme, holter rythmique, holter tensionnel), puis un créneau, et reçoit une confirmation. Le parcours prend moins de deux minutes, depuis un téléphone, à 23 h si besoin.

Trois détails font la différence entre un rendez-vous pris et un onglet fermé :

  • Le bouton est visible partout, dans la barre de navigation et en bas de chaque page, pas seulement sur l’accueil.
  • Le choix de l’examen vient avant le calendrier. Le patient sait pourquoi il vient ; il ne sait pas combien de temps dure un holter.
  • Un filet de sécurité : si un examen ne se réserve pas en ligne, la page affiche le téléphone au lieu d’un calendrier vide.
Le site du cabinet de cardiologie, avec l’accès au rendez-vous en ligne visible dès l’arrivée
Le site du cabinet de cardiologie : le rendez-vous est accessible dès l’arrivée, et de chaque page.

2. Une page par examen ou par soin

C’est là que se joue le référencement. Un patient ne cherche pas seulement « cardiologue Casablanca » ; il cherche aussi « holter tensionnel préparation » ou « détartrage combien de temps ». Une page par examen répond à chacune de ces recherches, et chacune amène ses propres visiteurs depuis Google.

Chaque page répond aux mêmes questions, dans le même ordre :

  1. Ce que c’est, en une phrase sans jargon.
  2. Pourquoi on le prescrit.
  3. Comment s’y préparer (à jeun ou non, quoi apporter, quels vêtements).
  4. Combien de temps ça dure.
  5. La prise en charge (au Maroc, la CNSS et la CNOPS par exemple).
  6. Un bouton qui réserve cet examen, déjà présélectionné.

3. Les réponses que le téléphone donne toute la journée

Demandez à votre secrétariat quelles sont les dix questions qu’il entend le plus. Ce sont les dix questions de votre FAQ. Sur le site de cardiologie, la page contact en compte neuf : horaires, accès, stationnement, prise en charge, documents à apporter, délais. Chaque réponse lue sur le site est un appel de moins, et une FAQ bien balisée peut apparaître directement dans les résultats de Google.

4. La confiance, sans publicité

Le patient veut savoir qui va le soigner : votre formation, vos diplômes, votre parcours, votre cabinet en photo, la façon dont se passe une première visite. Le Centre dentaire la Nation raconte cette première visite étape par étape ; le cabinet de cardiologie présente la formation de la docteure, à Casablanca puis à Bordeaux. Ce sont des faits, et c’est ce qui rassure.

Ce qui n’a pas sa place, c’est tout ce qui ressemble à de la réclame. On y revient plus bas.

5. Des articles qui répondent aux patients

Les deux cabinets ont été lancés avec des articles : six fiches conseils pour la cardiologie, dix articles pour le centre dentaire, écrits à partir de ce que les patients tapent réellement sur Google. Chaque article cite ses sources, se termine par une courte FAQ, et renvoie vers la prise de rendez-vous. C’est ce contenu qui fait venir des visiteurs gratuitement, mois après mois, sans publicité.

Une règle : chaque article doit être relu et validé par le médecin avant d’être publié. Le site parle en son nom.

6. Un espace patient, si le cabinet en a l’usage

C’est une option, pas une obligation. Sur le site de cardiologie, le patient retrouve ses prochains rendez-vous, une liste de préparation à cocher et son historique. Ça évite des appels, mais ça demande un vrai soin sur la confidentialité : connexion sécurisée, aucune donnée médicale stockée inutilement.

7. Les fondations techniques que Google lit

  • Rapide sur téléphone : la grande majorité des patients arrivent depuis un mobile.
  • Des données structurées médicales (MedicalClinic, Physician ou Dentist, FAQPage) qui disent à Google qui vous êtes, où, et quand.
  • Un titre et une description par page, écrits pour la recherche visée.
  • Un sitemap et Search Console, pour que Google trouve chaque page et que vous voyiez sur quelles recherches vous apparaissez.
  • Une fiche Google Business à jour, qui renvoie vers le site. C’est le sujet d’un article à part.

Ce que la déontologie interdit

Un site de médecin informe, il ne vend pas. Les règles diffèrent selon le pays, et c’est à vous, pas à votre prestataire, d’en avoir le dernier mot ; voici ce que disent les textes.

Au Maroc, le Code de déontologie de la profession médicale (décret n° 2-21-225 du 17 juin 2021) interdit la publicité. Il permet au médecin d’avoir un site ou un espace professionnel en ligne, à condition d’en informer le conseil régional de l’Ordre national des médecins. Avant la mise en ligne, prévenez donc votre conseil régional.

En France, depuis le décret n° 2020-1662 du 22 décembre 2020, l’article R.4127-19-1 du code de la santé publique permet au médecin de communiquer au public des informations utiles au libre choix du praticien, y compris sur un site. Cette communication doit être loyale et honnête, ne pas faire appel à des témoignages de tiers, ne pas reposer sur des comparaisons avec d’autres médecins, et ne pas induire le public en erreur.

Concrètement, sur le site, cela exclut :

  • les témoignages et avis de patients affichés sur le site ;
  • les comparaisons (« le meilleur cardiologue de Casablanca ») ;
  • les promesses de résultat, les avant/après présentés comme garantie ;
  • les promotions, réductions et tout ce qui traite le soin comme un produit.

Honnêtement : je ne suis pas juriste. Les textes cités ci-dessus sont ceux en vigueur à la date de cet article ; votre conseil de l’Ordre reste la référence, et c’est vers lui qu’il faut se tourner en cas de doute.

En résumé

  1. Le rendez-vous en ligne, visible partout, examen d’abord.
  2. Une page par examen ou par soin, chacune écrite pour une vraie recherche.
  3. Une FAQ faite des questions que le secrétariat entend chaque jour.
  4. Des faits qui rassurent : formation, cabinet, déroulé d’une visite.
  5. Des articles validés par le médecin.
  6. Des fondations techniques propres et une fiche Google à jour.
  7. Aucune publicité, aucun témoignage, aucune comparaison.

Et ensuite ?

Vous voulez un site comme ceux-là pour votre cabinet ?

Tout ce qui est décrit ici, je le conçois, je le développe et je le référence. Voyez la page site web pour médecin, ou envoyez-moi l’adresse de votre site actuel : vous recevez sous 24 heures les trois choses que je changerais en premier.

Hamza Benjaaba

Hamza BenjaabaJe conçois et développe des sites qui vendent, et le référencement Google qui leur amène des visiteurs, pour les marques, les médecins et les freelances. Les deux cabinets cités ici sont des projets que j’ai réalisés et qui sont en ligne.

Comment ça marche

D'un simple lien à un site qui fait venir des clients.

  1. Un lien et une ligne sur ce qui ne va pas. Pas besoin d'appel pour commencer.

  2. Sous 24 heures : les trois choses que je changerais d'abord, le périmètre, le délai et un prix.

  3. De nouvelles pages autour de l'action attendue, une version cliquable à tester, puis le développement.

  4. En ligne, Search Console configurée, fiche Google reliée, et les premières pages écrites pour les vraies recherches.